« Vivez la légende » My ass…

C’est après 1 an sans concert au son valable (nan mais parce qu’ils sont passés aux Disquaires y a pas trop longtemps, mais le son y est dégueulasse) que les War In The Bed font leur comeback sur la scène parisienne. Ils choisissent pour ça une soirée semi-gratuite du Gibus, durant laquelle partageront la scène avec (entre autres) leurs vieux amis des People In My Head. Ca faisait plaisir de retrouver cette petite salle dont j’affectionne particulièrement les subwoofers performants et qui ventilent bien les « parties » pendant les concerts ;). J’étais moins contente de retrouver son public qui, avait totalement changé de personnes, sans avoir changé d’âge. L’impression d’une malédiction: Quelque soit le groupe que tu iras voir, quelque soit son niveau, s’il passe au Gibus, les gens du public auront entre 13 et 17ans. Sauf exception. Beaucoup de ces groupes viennent avec leurs parents (ne voyez aucun mépris quant à ce dernier fait, j’aime beaucoup les parents de mes groupes de potes, ce sont des gens charmants). Bon, sinon sur scène, ça donnait quoi? Sachant que je n’ai vraiment fait attention qu’à People In My Head puis à War In The Bed (erreur, j’aurais dû rester pour Kinda Weird Fishes).

People In My Head:

Les p’tits agneaux de People In My Head jouaient depuis quelques mois à 5 avec un nouveau membre, Pierre (?), qui jouait essentiellement les instruments supplémentaires que Victor avait l’habitude de jouer (Piano ou Guitare). Ce set court (Soirée Gibus impose un set de 30minutes grand max, tu parles d’un éjac’ précoce!) était pour les PIMH l’occasion de voir s’ils pouvaient encore jouer à 4. L’absence de Pierre ne se faisant pas sentir tout le long, la réponse est « oui », indéniablement. Ca faisait longtemps (enfin, sans compter Les Disquaires) que je n’avais pas vu les People sur scène, et une fois passée l’euphorie des retrouvailles, quelques remarques font leur apparition. Le groupe est toujours bien soudé, énergique, les p’tits de PIMH sont là pour s’éclater et pour nous faire partager, d’ailleurs ça fonctionne plutôt bien. Les compos sont toujours chouettes et entrainantes, ce n’est pas nouveau. Téo est toujours une boule d’énergie, ThéoC’ fait toujours bilabaloumalabam avec sa basse, Victor est toujours un grand showman (super sexy, malgré sa coupe de cheveux, mais bon hein, euh ça fait partie de la légende…), PS pourrait se payer un peu de rigueur mais reste bon. Ils ont du coeur et jouent avec, et c’est toujours beau à voir. On attend encore un peu de fraicheur, une folie, un vrai changement, peut-être une nouvelle chanson, mais surtout qu’on ne sagouine pas I’m Asleep qui est ma chanson préférée, s’il vous plait =).

 

War In The Bed:

Après une attente trop longue (1an et un groupe), les War In The Bed prennent place. Un début trainant, le groupe n’a pas vraiment joué dans une « vraie » salle depuis longtemps et ça se sent. Une précieuse minute gâchée (vous le comprendrez plus tard) à se demander ce qu’on fait, à ne réussir son départ qu’à moitié. Après cet instant qui donna l’impression d’une éternité, ils attaquent leur set par How Long We Go, cette jolie chose qui a survécu aux vacances d’été 2010. Le public, lui, était bouillonnant à force de patienter (pour la date, surtout). Alors une fois que les accords et les rythmes se sont faits plus incisifs, ça a sauté et pogoté d’un seul bond, comme si c’était la première et dernière fois qu’on avait le droit de se donner des coups d’épaules sans raison. Les compos issues d’après l’été 2010 sont enfin révélées en live. Niveau son, pour une fois, tous les instruments (voix comprise) sont audibles clairement dans la face, malgré un problème technique du côté de la guitare en début de set. Chacun délivre son énergie. C’est encore un peu décousu, côté osmose dans le groupe, tout le monde n’est pas encore tout à fait ensemble, mais pour un retour après un an, c’est déjà pas mal. A l’occasion de cette date, trop attendue par un public nerveux, les p’tits Loups de War In The Bed ont pu confirmer leur maitrise de l’art de mettre l’ambiance dans une salle et que s’il y a bien un truc qu’ils savent faire (enfin, une fois qu’ils sont lancés), c’est jouer en live. Des mecs slamment dans tous les sens, ça ne s’arrête jamais, et quand l’orga vient couper court au spectacle juste avant la dernière chanson (àcause d’un retard pris dans la prog du soir), il se fait huer copieusement, les War In The Bed sont obligés de quitter la scène après 7 chansons (soit un set d’environ 25minutes). Il en restait une à jouer, l’apothéose, le tube de l’année dernière, Show Me The Way, la référence des fans du tout début. Mais tant pis. On a pu découvrir, tous en même temps, 7 titres quasi inédits (ils sont disponibles sur YouTube avec des clips, pour certains). La surprise du soir étant la voix de Lou, qui en effet a gagné en maturité, et qui se pose carrément mieux qu’avant, gagnant à être entendue.On attend avec impatience la prochaine date du quatuor, dans une meilleure salle, avec un set plus long, p’tetre un son plus travaillé ;).

 

En clair, et au final, les People In My Head et les War In The Bed, sans surprendre quiconque, restent dans la liste des groupes parisiens à suivre, de bonnes références de la jeunesse musicale de ma capitale adorée.

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