« So many niiights… »

CyLeW…

N’étant pas tout à fait journaliste musical, et n’ayant toujours pas (honte à moi, vraiment) écouté toute la discographie de ce groupe, je ne m’attellerai pas à la tâche fastidieuse d’en faire une courte bio avant d’attaquer cet petit live report.

A noter tout d’abord ce qu’il y a de très notable dans ce live report: Il existe. En effet, ça fait des mois, voire un an ou deux que je n’arrive plus tellement à écrire, tant j’ai du mal à mettre des mots sur mes souvenirs, mes impressions, tant j’ai l’impression d’avoir radoté et blablaté inutilement, depuis 9 ans (bientôt 10!) que j’écris. Et si je me mets à écrire cet article, c’est que des mots, justement, me sont restés scotchés à la tronche en sortant de la salle, bien que j’ai pu passer un peu de temps à papoter avec mon newbestfriend Tim – BREF.

CyLeW, pour résumer, c’est rock, et glam, et gothique. Pas gothi’Kro comme le pense la plèbe, pas gothique chaussures et ceintures à pics, pas cornes du diable avec les doigts \m/, pas gothico-métalleux-cheveux-gras, non… Le gothique de l’art, celui des cathédrales, du sérieux et de la grandeur. Ce qui me change de mes scènes de d’habitude. Entre les jeunes qui sont là pour faire danser les minettes, et les moins jeunes qui sont là pour foutre la merde dans un tas de minots, le groupe dont on parle ici, emmené par la très magnificente (si je veux) Clara, est là pour vous emmener dans leur monde. Un monde qui ne se trouve pas…. Pas là où vous êtes.

Le Tigre Club était, au niveau du cadre, l’endroit parfait pour ce faire. Ambiance feutrée et intimiste (qui change des Batofars, Backstage et autres Klub), lumière tamisée brisée par une boule à facettes so disco et so niqueuse d’yeux, l’endroit parfait pour susurrer au public que la vie peut être chouette, quand on veut, mais qu’en attendant c’est un peu chiant et un peu un parcours du combattant d’être un être pensant, tout ça… Le truc qui est dommage, c’est que CyLeW ne susurre pas. Oooooh non, cher ami, CyLeW parle et chante et joue franco. Avec une grosse batterie, des samples, deux gratts, et cette chanteuse qui ne minaude pas (hallelujah!). C’est dommage, parce que le Tigre Club n’est pas vraiment l’endroit rêvé pour faire sonner tout ça, alors ça pète limite les oreilles, mais tout ça sans qu’on entende vraiment bien la chanteuse. Eh c’est l’jeu ma pauv’ lucette. Et c’était pas leur faute.

La performance était tout de même assez réussie dans le sens où elle m’a permis de confirmer la première impression que je m’étais faite de leur musique, après visionnage (répété) du clip, et unique écoute du dernier album sur leur SoundCloud (j’attends un peu de l’avoir dans mes mains à moi pour l’écouter en boucle). Un bijou, simple mais précieux, travaillé mais honnête (dans le sens où il semble être la substantifique moelle de leurs envies artistiques), un univers unique et délicat. Je ne sais pas faire de décortiquage précis, chanson par chanson, avec le quinté dans l’ordre, tout ce que je peux dire c’est que l’ensemble est un enchaînement de jolies choses, que des jolies choses. Il ne manque qu’un vrai bassiste pour remplir le bas du spectre, et éventuellement ajouter son grain, sa brodure, dans la dentelle fine qu’est un concert de CyLeW. Ou que le groupe entier joue en petite lingerie, mais ça, c’est parce que j’ai des problèmes dans ma tête (A POUAAAAAAAALS!!!). Si la prestation manquait de liant, si le batteur a fait des pains (je crois), si au début Arnaud à la guitare n’était pas sûr qu’elle fonctionne bien, c’est indéniable, mais il est impossible de passer à côté du fait que Lady CyLeW a créé un univers qui lui (et leur) appartient, et au sein duquel il fait bon passer un moment. Il faut que je me procure l’album (tout mon argent de poche est passé, la veille, dans du merch Yellowcard) pour me balader dans ces douces sphères à ma guise, et il faut surtout, surtout, que je les revoie en concert, parce qu’autant c’était gratuit et sympa (autant la Heineken en bouteille était à 8€ et ça c’était moins sympa), autant j’aurais volontiers payé pour voir et entendre toute cette grâce émaner d’elle, supportée par cette force que ses compagnons de scène dégagent. Je paierai volontiers, à l’avenir.

Un assez fameux Elfe a dit « C’est toujours bien, une prophétie! », ce à quoi un fameux Ranger a répondu « Ca dépend, des fois ça parle de détruire le monde ». Dans le cas de CyLeW, ça parle pas de détruire le monde, mais plutôt d’en construire un. Et j’aime bien ce monde là. C’est un drap de dentelle plaisant et fascinant à première vue, qui, lorsqu’on s’en approche, impressionne par la clarté et la précision des détails de ses piqûres, provocant la joie par la beauté de l’ouvrage.

« It’s what I really am… »

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