So deep that I didn’t even scream.

Je savais que je le vivrais bizarrement, mais je ne m’attendais pas à un tel immobilisme de ma propre part. Je m’attendais à être assez triste le jour du départ, pas à être abattue pendant 48h.

J’ai peur qu’ils ne reviennent jamais, ou qu’ils reviennent trop changés. J’ai peur de les avoir perdus à tout jamais, eux à qui j’ai tout donné.
Quand je ne me tétanise pas de peur, c’est juste le vide qui m’aspire, et je meurs à l’intérieur.
C’est très étrange, cette habitude que j’ai prise de l’avoir presque constamment près de moi. Je me sens comme une enfant gâtée à qui on aurait retiré ses privilèges. Blessée. Ou comme un patient en état végétatif à qui on a retiré l’assistance respiratoire. Morte. (jamais dans l’excès)
Mais je me promets de reprendre du poil de la bête, bientôt. Mais pas tout de suite, pour le moment j’essaie de voir s’il est possible au corps humain de se vider de son eau par les yeux. Ca commence à tarir, je ne sais pas si c’est parce que je n’ai plus de réserves, ou si c’est parce que ça va comme mieux.

« It hurts until it doesn’t ».

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A propos The Marmot

Seriously?
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