Ghosts in your ass, bisousbye.

Ghosts In The Weirdest Places – Visuel by Stéphane Casier.

Rien n’est à dire sur l’EP de The Butcher’s Rodeo qui n’ait pas déjà été dit.

De l’espoir, à la haine, de la vengeance à la protection des gens qu’on aime et respecte, The Butcher’s Rodeo nous délivre le lot de chansons le plus humain, le plus transipirant, le plus poilu, le moins bien lavé, et probablement le plus honnête de l’année, voire de cette décennie. Supplications, dénonciations, prières, force, conseil, honneur, et faiblesses, tout y est. Cet EP dure 27 minutes, et à son écoute, on va de la joie à la rage, en passant par la profonde tristesse. Cela dit, tout cela est peut-être lié au fait que j’ai eu mes règles ce matin, mais bon… On y parle même de danse et d’amour. De dormir, d’aveuglément, de fatigue. De Dieu, et de la mort. Et de bitches.

Les 5 musiciens que sont les Butcher’s ont progressé dans leur maîtrise de l’instrument. Le jeux de Thom se pose un peu, se repose moins sur les codes hardcore, la rapidité, le tougoudougoudougoutoumrrrroutoumtatata, mais ses frappes sont toujours aussi percussives et droites. Ben-Junior, le bleu, compose plus ses basses, ce qui le rend plus audible que jamais une basse a été dans Butcher’s. Des basses comme je les aime. J’arrive pas à faire la différence entre Toni-haut et Kwet-bas (parce qu’y en a un qui est grand, l’autre petit, cette blague est nullissime mais je l’aime beaucoup trop) au niveau des grattes mais c’est comme si ces deux étaient devenues plus amies que jamais. Elles se complètent et se répondent parfaitement, jouent parfois à l’unisson, sont totalement au dessus du sacro-saint (et éculé) duo gtrrtm/gtrlead. « Est-ce qu’il y a une guitare soliste dans The Butcher’s Rodeo? » Non. Et, franchement, pourquoi faire? Sur tout ça, la voix de Vince se pose comme une bite sur ton épaule. Versatile et toujours juste, il nous traduit ce que les autres instruments essaient de nous dire (tout ce que j’ai dit au début sur l’humanité et l’amour et l’envie de faire caca). Du coup il crie beaucoup. Mais parfois il chante aussi en clean, et c’est toujours un peu merveilleux. Ca fait tout drôle à l’intérieur, et j’ai soudainement envie de caresser un lapin. Il nous avait un peu montré la puissance caressante et vicieuse de sa voix en clean dans Wild Dog America(yeaaah) (ma chanson préférée ever de TBR) mais dans cet EP il nous montre c’est qui la Diva ici c’est lui okay?

Le plus beau dans cette affaire, c’est le son avec lequel ils nous délivrent ces chansons. Ca plait, ou ça plait pas, mais ça sonne comme si ça avait été enregistré avec un couple stéréo dans une bonne salle de répèt’, l’enfer des cymbales omniprésentes et envahissantes en moins. Du coup, c’est comme si on était là, avec eux, bière à la main. Thom en face, Junoir dans un coin (comme tout bassiste qui se respecte), Tonio et Kwet chacun d’un côté, et Vincent derrière qui chante dans tes oreilles comme un démon qui te charie (ça vous déconcentre quand j’fais ça? pffpfffpfpfpfpfpff!). Soit ça, soit on est tombé sur le leak des démos. La bande rare et précieuse. L’essence, crue et nue de la musique. En tout cas, l’écoute de cet EP donne l’impression de faire partie d’un cercle restrein, privé, intime, confortable. Une famille. De bouchers. Steak à volonté, ma gueule.

« May God bless the Butcher’s »

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